Si vous aimez le Japon d'aujourd'hui, passez un peu de temps sur ce blog et laissez-moi vos commentaires. De Tokyo à Kyoto, de l'île de Honshu à celle d'Okinawa, des cerisiers en fleurs aux gratte-ciel de Shinjuku...bienvenue au Pays du Soleil Levant. Yokoso !
vendredi 21 août 2026
Tu m'as donné rendez-vous à Tokyo
lundi 15 février 2021
Une pause au Japon (à Tokyo, Kyoto et ailleurs)
Une belle émission de France Culture qui nous fait voyager par le son.
Fermez les yeux et écoutez cette baladodiffusion.
"Être en pause, c'est sortir de la règle."
https://www.franceculture.fr/emissions/lexperience/une-pause-au-japon
mercredi 10 février 2021
Un remix beatbox du "Sūtra du Cœur" par le moine bouddhiste Yogetsu Akasaka
Peut-on combiner station vocale de boucles (la RC-505 de la marque Boss), beatboxing (forme de chant qui transforme son interprète en "boîte à rythmes humaine")...et bouddhisme zen ?
Réponse positive avec le moine japonais Yogetsu Akasaka, devenu star de YouTube grâce à sa vidéo virale : une méditation musicale planante, fruit d'une variation à partir du "Sūtra du Cœur", l'un des textes centraux du bouddhisme.
Alors zen ou pas zen ?
Tous ces détails sont inutiles. Si vous ressentez les effets du stress en cette fin de froide semaine, fermez juste les yeux quelques minutes, respirez profondément et écoutez cette musique en cliquant ci-dessous. Effet calmant garanti !
https://youtu.be/nvIGCMhjkvw
vendredi 29 janvier 2021
ROBOTO - un morceau électro
Bonjour,
J'ai toujours rêvé d'écrire une chanson. Voici un premier essai : Roboto. On connaît la passion des Japonais pour les robots...
Années 2000. Au moment où les robots deviennent de plus en plus humains, on observe que les humains se comportent de plus en plus comme des robots.
Du Japon à l'Europe, frères robots, frères humains : unissez-vous pour reconquérir votre liberté !
"Le robot-amant sera un produit véritablement révolutionnaire. À la différence d'un être humain normal, peu importe la manière dont vous le traitez, aussi rude soit-elle, il ne s'en formalisera pas. Et quand vous n'en aurez plus besoin, vous pourrez facilement vous en débarrasser. Ah ! N'est-ce pas fantastique ?"
Source : série japonaise "Zettai Kareshi", 2008.
« Deru kugi wa utareru » (出る杭は打たれる) une expression japonaise qui signifie le clou qui dépasse appelle le marteau. Cette phrase est une bonne illustration de la société nippone traditionnelle qui préfère la conformité et l'harmonie sociale à l'indépendance et à l'expression individuelle.
Source : www.japoninfos.com
Paroles et textes de la chanson, voix : François-Xavier ROBERT
Création de la mélodie et mise en musique par : Julien HAURANT
mardi 29 décembre 2020
Séries japonaises : mon TOP 15 des dorama
Première qualité, les bons dorama sont courts (une dizaine d'épisodes de 50 min environ) et ne se développent généralement que sur une seule et unique saison, quel que soit leur succès public.
Deuxième qualité, quand on ne peut pas voyager au Japon, les dorama nous plongent dans un univers quotidien, sans grand artifice de mise en scène, avec des scènes de repas souvent alléchantes.
Ils convoquent aussi un peu de l'état d'esprit des Japonais. J'ai remarqué, par exemple, qu'un ressort des nombreuses séries semblait être la frustration (kuyashii, kuyashisa), ce terme revenant régulièrement dans les séries visionnées. En fait, le terme fait référence au sentiment de colère ou de découragement que l'on ressent lors d'un échec, d'une défaite ou d'une humiliation.
Autre constat, les dorama ont souvent lieu dans un contexte d'études supérieures (un peu comme les teen movies ou campus movies américains) et sont également souvent adaptés de manga. Ce dernier point expliquant sans doute le premier...Je ne me suis pas intéressé aux dorama historiques qui pour la plupart idéalisent ou mythifient la vie des samouraïs.
Enfin si la tragédie, le mélodrame, et l'humour dominent le genre, le suspens et l'action (et même la chronique sociale) ne sont pas totalement absents.
Rendons à César ce qui lui appartient. Aujourd'hui, tout le monde se passionne pour les séries coréennes dont le modèle est bien né au Japon. Elles semblent juste avoir enflé au passage en franchissant le détroit de Tsushima, avec deux fois plus d'épisodes en moyenne et des durées à l'épisode qui passe allègrement les 60 minutes. Attitude pleine de prétention ? :)
Il existe quantité de série japonaises, je vais donc vous guider en vous proposant mon TOP 15 des drama japonais.
1) Going my home : retrouver le père, avec l'aide des lutins de la forêt...
Bon, j'avoue. Kore Eda Hirokazu est l'un de mes réalisateurs japonais préférés donc quand j'ai découvert qu'il avait, en plus de son activité de documentariste et de cinéaste, créé une série télé : je me suis jeté dessus. On retrouve, dans sa série, toute l'acuité du regard du cinéaste sur la société japonaise, son don particulier pour filmer les histoires de famille et sa poésie douce.Une jolie découverte à voir en famille ou tout seul bien installé dans son lit.
2) Kino nani tabeta? (Qu'as-tu mangé hier ?) : l'amour se réchauffe au creux des marmites et dans l'odeur exquise des bons petits plats mijotés à la maison
On suit la vie d'un couple gay : un avocat doué en cuisine qui travaille dans un petit cabinet de juristes à Tokyo, et son mec qui, lui, est un coiffeur, doux rêveur et sympathique.L'avocat nous donne dans chaque épisode une ou deux recettes qu'il a lui-même affinées ou qu'il a héritées de sa mère, fine cuisinière également. J'ai essayé sa recette de minestrone : délicieux !
C'est suffisamment rare pour une série japonaise de mettre en avant un couple gay pour souligner le bel effort. La société japonaise est très tolérante vis-à-vis de l'homosexualité...du moment où on n'en parle pas et qu'aucun membre de votre famille ne soit homo. Je schématise ; mais c'est un peu ça quand même.
Donc bravo à cette série et bravo pour toutes ces succulentes recettes.
La série Trente ans de virginité peuvent faire de vous un sorcier?! adaptée d'un Boys-Love Manga est aussi intéressante. Complètement décalée comme son nom l'indique...
3) et 4) My boss, my hero : les yakuzas au grand cœur nous font rire
Cette série est assez débile (comme beaucoup de séries japonaises - il faut bien le reconnaître) mais tellement drôle !Le héros, un jeune chef yakuza bagarreur et inculte, doit...reprendre des études. Cela donne lieu à de nombreuses situations cocasses et je pense que l'acteur principal, l'excellent Tomoya Nagase, doté d'un très beau visage mais qu'il sait faire grimacer peut-être encore mieux qu'un Louis de Funès, insuffle cette énergie comique qui m'a beaucoup plu surtout dans les premiers épisodes.
À noter aussi la chanson du générique, Sorafune, interprétée par le groupe Tokio qui est vraiment réussie et entraînante.
Chaque série produite par les chaînes de TV propose ainsi une chanson titre.
Dans le même genre mais au féminin cette fois-ci, il y a aussi le dorama : GOKUSEN.
Ici, c'est l'héroïne jeune professeure de mathématiques qui est issue d'une famille de yakuza.
Elle doit prendre en charge une classe d'adorables cas sociaux qui vont trouver une interlocutrice à leur hauteur.
C'est moins réussi que My boss, my hero à mon avis ; mais c'est comme une variation sur un thème similaire.
5) Hanzawa Naoki : méfiez-vous du banquier qui dort

Avec le thème suivant : un banquier qui veut arriver au top de la hiérarchie...c'était pas gagné. Quoi de plus ennuyeux qu'une histoire de banquier ?
Mais l'intérêt de la série réside dans l'opposition entre d'une part le groupe des banquiers véreux et des grands patrons cupides, confrontés d'autre part à celui des banquiers qui veulent vraiment aider à développer le pays et des petits patrons amoureux du travail bien fait.
On voit bien, dans le dorama, ce trait très japonais du travail de qualité où l'on peut passer toute sa vie à améliorer la résistance et la forme d'une vis et d'un boulon.
Adapté du manga :
6) Nodame cantabile : le jeune chef psychorigide et la pianiste inspirée, faignasse et...benête
On est ici dans le registre de la pure comédie avec un jeu outrancier et potache à souhait.
Mais quel bonheur d'écouter autant de musique classique dans une série ! Et de donner le goût de cette musique.
7) Hibana sparks : la vie de bohème des comédiens japonais
Cela étant dit, revenons à nos moutons.
Cette série est intéressante car elle se penche sur un genre typiquement japonais de one-man-show ou standing comedy : le manzai. Contrairement au style occidental où l'acteur est seul en scène, il s'agit ici de duo comique, un peu à la Laurel et Hardy, mais avec un fort accent mis sur les dialogues, la langue, les jeux de mots...
On suit ici les tribulations de deux jeunes acteurs dans le Japon d'aujourd'hui. Le style manzai n'est plus aussi populaire qu'avant. Accrochez-vous les petits gars !
8) Tokyo Tarareba Girls : ratiocination et procrastination entre copines
Un jour mon prince viendra...
Ou pas !
Le message de la série, c'est : prends ta vie en main sans négliger la belle sororité avec tes meilleures copines.
Un trio tokyoïte de chic et de choc nous entraîne dans ses aventures. J'aime beaucoup le fait qu'elles se retrouvent tout le temps dans l'izakaya (bistrot à la japonaise) du père d'une des filles, autour d'une bière, à refaire le monde à grands coups de "tarareba" que l'on peut traduire par : si seulement, avec des si, ce qui est fait est fait...
Le manga vient de paraître en France aux éditions Le lézard noir.
8) Zettai kareshi - Absolute boyfriend : l'amour au temps des humanoïdes
On connaît le goût des Japonais pour les robots, les costumes, les fétiches en général...Et si un savant de génie, mais un peu allumé quand même, imaginait l'amant idéal, l'amoureux qui comblerait tous vos désirs à la fois émotionnels et physiques.
C'est la bonne idée de départ de cette série : le robot humanoïde amant parfait. C'est un spécimen, il est en mode test...On va voir ce qui va se passer.
Comme souvent dans les séries en général, et les drama japonais en particulier, le scénario part en sucette à environ la moitié du parcours. Mais c'est quand même sympa à découvrir !
9) Orange days : et si on créait une fraternité ?
Une comédie de campus avec un petit truc en plus : la langue des signes.
Le personnage féminin principal est en effet atteint de surdité. Violoniste accomplie, elle a perdu toute confiance en elle après avoir développé la maladie.
Il faudra tous les efforts du charmant Satoshi Tsumabuki (et de leurs amis) pour reprendre courage.
10) Water boys : pour admirer les maillots de bain les plus ajustés au monde !
11) One liter of tears : ça va faire pleurer dans les chaumières !
Un litre de larmes, c'est à peu près ce que chaque spectateur doit verser en regardant cette série.
Une jeune fille gentille, dynamique, moteur dans sa famille comme dans son équipe de basketball féminin, est atteinte d'une maladie neurologique dégénérative qui va lui ôter peu à peu toutes ses facultés. Je ne "spoil" rien, ni ne divulgache rien en écrivant cela car cette maladie, au nom aussi imprononçable en japonais qu'en français, est évoquée dès le tout premier épisode.
Cela finit mal mais on a le plaisir au passage de découvrir le jeune Ryō Nishikido (chanteur de J-pop, acteur, modèle) dont c'était l'un des premiers rôles (ou presque).
J'ai beaucoup pleuré.
12) Midnight diner : TOKYO STORIES, petites conversations entre amis accoudés sur le bar du patron
Une autre série proposée par le grand arrogant suprême (tout le monde aura reconnu Netflix). C'est sympa parce qu'on n'y parle de bouffe et de gros sentiments.
On découvre aussi cette culture si typique du Japon populaire, les bars de comptoirs ou mini bars, tenus par un homme seul, mais le plus souvent par une femme seule, la mama-san.
Ici c'est un homme qui accueille les clients tard le soir et les réconforte avec ses bons petits plats...qui ne figurent sur aucune carte. Le plat du jour s'efface devant les soucis et les envies de chacun.
13) BG - Personal Body Guard : les gentils gardes du corps contre les méchants flics qui se la jouent
14) Followers : réussir à émerger à l'ère d'Instagram
15) Unnatural : les médecins légistes mènent l'enquête
Si l'on en croit la série (mais je ne me suis pas documenté sur le sujet), il y aurait un problème avec la médecine légale au Japon. Peu de professionnels veulent embrasser cette voie, il y aurait embouteillage, pas assez de médecins spécialisés et donc un grand nombre de cas irrésolus ou tout simplement non traités, faute de temps et de moyen.
Ici, on suit donc les enquêtes menées par une agence indépendante qui aident la police sans être rattachée directement à cette dernière. La médecin en chef est une femme donc beau message aussi pour les filles mieux valorisées que les hommes dans cette série. C'est suffisamment rare pour être noté.
dimanche 22 mai 2011
Enka, la nostalgie du village natal au Japon
"Lorsque, à la fin d'un récent récital à Tokyo, le ténor Placido Domingo entonna en japonais pour le final des rappels, Furusato, (le "vieux village") en hommage aux sinistrés du tsunami du 11 mars, ce fut une ovation, et toute la salle reprit en chœur les paroles de cette chanson du début du XXe siècle, connue de tous les petits Japonais, qui évoque le pays de l'enfance...Furusato est l'un des grands thèmes de la chanson populaire japonaise du genre enka...Les enka chantent surtout la douleur de l'absence, de la perte, du manque, le souvenir et la nostalgie, mais aussi l'endurance à vivre avec sa peine..."
Lire la totalité de l'article de Philippe Pons sur le site du Monde
lundi 10 novembre 2008
元ちとせ Hajime Chitose, une chanteuse JPOP
Dans cette version de sa chanson Seirei, l'orchestration est réduite à un ensemble de percussions qui soulignent juste le tempo et accompagnent le chant en live de la chanteuse.
Voici les paroles en romaji (alphabet romain) de la chanson Wadatsumi no ki. Donc si vous jouez la vidéo ci-dessus, vous pouvez vous entrainer au karaoke !
Akaku sabita tsuki no yoru ni
Chiisana fune o ukabemashoo
Usui toomeina kaze wa
Futari o tooku tooku ni nagashimashita
Dokomademo massuguni susunde
Onaji tokoro o guruguru mawatte
Hoshi mo nai kurayami de
Samayou futari ga utau uta
Nami yo moshi kikoerunara
Sukoshi ima koe o hisomete
Watashi no ashi ga umi no soko o toraete
Suna ni fureta koto
Nagai kami wa eda to natte
Yagate ookina hana o tsukemashita
Koko ni iru yo
Anata ga mayowanuyoo ni
Koko ni iruyo
Anata ga sagasanuyoo
Hoshi ni hana wa terasarete
Nobiyuku ki wa mizu no ue
Nami yo moshi kikoeru nara
Sukoshi ima koe o hisomete
Yasashiku yureta minamo ni
Utsuru akai hana no shima
Nami yo moshi kikoeru nara
Sukoshi ima koe o hisomete
(Album Hainumikaze chez Epic Records)
Un dernier aperçu, très JPOP, une romance du nom de Maboroshi no tsuki qui correspond bien au style de la chanteuse.
Et la retranscription des paroles pour les amateurs :
Akai kudamono o gariri to kamimashita
Nureta kuchibiru ga nuranura to hikarimasu
Yawarakai nuno de karada o fukimashita
Koboreru shizuku wa dare no namida deshouka?
Maboroshi no tsuki no kage o bonyari to nagamete imasu
Aragaenu kono omoi ni kokoro wa kusuburimasu
Ame ga furu mae no nioi o kagimashita
Kizukarenu hana ga hitori de saite imasu
Nodo ni nagareru mizu no tsumetasa
Nadarakana saka no ue o karakara to aruite imasu
Kawakanai kami no mamade nanika o samasu youni
Maboroshi no tsuki no kage ga dokomademo tsuite kimasu
Shizumaranu kono omoi ni kokoro mo akaku naru no desu
(Epic records)




















